Haïti- Séisme : 12 janvier 2010, pourquoi en parle- t-on toujours?
Un séisme dévastateur qui a occasionné la vie à des centaines de milliers de personnes en Haïti, selon l'ONU.
Haïti, 12 janvier 2010, un seisme dévastateur a coûté la vie à des centaines de milliers de personnes en Haïti, soit plus de 280.000 morts, selon l' ONU. Il était de magnitude 7.0 à 7.3, survenu en cette date à 16 heures 53 minutes et 10 secondes. Son épicentre se situait approximativement, de la capitale du pays à 25.3 km et son hypocentre a été localisé à 10 km de profondeur.
Nombreux sont les dégâts occasionnés par ce séisme : il y avait des pertes en vies humaines et en biens matériels. Sous les décombres, l'identification des corps a été compliquée, car certains ont été défigurés. Et concernant le nombre de victimes, ce n'est qu'une estimation, (la plus proche possible), puisqu'on ne sait pas exactement combien de personnes sont décédées lors de ce séisme, et combien sont disparues. Plusieurs pays ont envoyé des unités d’identification des victimes, mais beaucoup d’entre eux ont été enterrés dans des fosses communes ou par leur famille.
Selon le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, parmi les victimes, il y avait 102 membres de la famille des Nations Unies. Plusieurs cadres du gouvernement et dans d'autres secteurs du pays sont décédés ou portés disparus. Le professeur Pierre Vernet, linguiste et doyen de la Faculté de Linguistique, a été retrouvé mort sous les décombres de l’Université d’État d’Haïti avec des étudiants.
Les pertes en vies humaines auraient pu être moindre s’il y avait des campagnes de sensibilisation et de prévention auprès de la population non seulement sur la manière de construire mais aussi sur les comportements à adopter pendant et après un tremblement car le risque sismique était bien identifié. Jusqu'à nos jours il paraît que les leçons ne sont toujours pas apprises vue la manière dont les constructions sont réalisées. Certains auteurs affirment qu’il y a des causes humaines, liées à la pauvreté d’Haïti et la faiblesse du gouvernement haïtien, tout cela a dû renforcé la catastrophe naturelle.
Selon les chercheurs (des géologues), Haïti possède deux systèmes de failles très actifs, qui ont pu être le siège de tremblements de terre historiques majeurs: Au nord, il y a le système de faille Septentrional, qui s'étend sur 800 km. Au sud, le système de failles d’Enriquillo s’étend sur 600 km.
Durant ces deux décennies, plusieurs travaux ont été réalisés à travers le territoire national, soit dans l’identification des zones exposées aux mouvements de terrain, soit en cartographiant les zones à risque, en vue de prendre de meilleures décisions. Ils ont été conjointement réalisés avec l’Ambassade de Suisse en Haïti. Par ailleurs, le danger est toujours là et on ne peut l’éviter. Mais que pouvons-nous faire ?
Après le tremblement de terre du 12 janvier 2010, une carte a été produite tout en utilisant des informations sur les failles sismiques connues et le taux de sismicité en Haïti qui étaient assez limitées à l’époque. Elle montre le niveau de risque (ou de menace) élevé dans tout le pays et dans toute l’île. Elle a été officiellement intégrée au code national de la construction en Haïti.
Afin de réduire les pertes en vies humaines, on suggère aux ingénieurs et aux architectes d’utiliser cette carte car elle contient des informations quantitatives dont ils ont besoin pour concevoir des bâtiments et des infrastructures qui résisteront à d’éventuels tremblements de terre en Haïti.
Sources : https://news.un.org
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