13 ans après le séisme, Haïti peine à panser ses blessures

Jan 12, 2023 - 19:35
Mise à jour: 4 Années Depuis
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13 ans après le séisme, Haïti peine à panser ses blessures

Le 12 janvier 2010, à 16h53, heure locale, un séisme dévastateur de magnitude 7 sur l'échelle de Richter frappait Haïti, causant la mort de plus de 200 000 personnes et laissant près d'un million de personnes sans abri.

Une forte mobilisation internationale, entre 6 et 10 milliards de dollars ont été promis à la conférence des donateurs en mars 2010. La lenteur des réparations, l' opacité qui règne dans les circuits de distribution pour rétablir les réseaux d'eau et l' électricité accablent encore le quotidien des Haïtiens.

Selon Michel Forst, rapporteur des Nations-Unies sur Haïti, il resterait encore 600 000 personnes en errance. Des gens pensent que c'est très simple, l’argent arrive, il faut construire, sauf qu'on ne peut pas. Haïti est un pays souverain où le droit de propriété existe. Par ailleurs, ces problèmes de logements exacerbés par le tremblement de terre constituent un point de discorde entre les donateurs et les entreprises haïtiennes; les critiques affluent; quant à la gestion de l'aide internationale, l'obligation de rendre compte les fondements des droits humains. Aujourd'hui tout le défi qui se pose aux ONG internationales c'est de trouver des programmes pour justifier leur présence et l'une des astuces est de faire comme si elles travaillent de concert avec des ONG haïtiennes. C’est donc en le peuple haïtien et dans sa culture de résistance que résiderait l'espoir de la construction. Les tremblements de terre dans le pays d'Haïti serait-ce un mythe ou une réalité ?

 La question ne se pose même pas car les menaces sismiques au niveau de la plaque caribéenne persistent. 

En raison de la croissance démographique les habitants ont déboisé massivement les mornes pour augmenter les surfaces cultivables. Actuellement la couverture forestière d’Haïti n’est que de deux (2) pour cent, soit l'un des taux les plus faibles au monde. C’est d’ailleurs ce qui explique les coulées de boue, les inondations et les glissements de terrain qui ont tué des milliers de personnes au cours de ces huit (8) dernière années. Les mornes à nu étant improductifs, la densité de population dans les zones cultivables est forte. À nous, haïtiens, de prendre des mesures de mitigation pour limiter les dégâts comme les autres nations de la plaque caribéenne particulièrement Porto-Rico, Martinique, Guadeloupe le font pour préserver les vies et les biens de leurs populations.

 Et courage à nos proches qui ont perdu des amis, des familles, c'est un moment de recul de réflexion.

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