Les étapes pour bien conduire un diagnostic en plein champ
Étant phytotechnicien, vous devez savoir comment faire un diagnostic en plein sur vos plantes pour connaître les causes des maladies chez elles et des méthodes pour prévenir ou contrôler ces maladies.
Introduction
La phytopathologie s’occupe de l’étude des causes des maladies des plantes et des luttes appropriées. Ces maladies peuvent être soient parasitaires, c’est-à-dire causés par « des virus, des bactéries, des champignons, des nématodes, des spyroplasmes, des mycoplasmes », soient non-parasitaires c’est-à-dire causés par « des conditions météorologiques, des pratiques agricoles, des problèmes de carence, le stress hydrique et les problèmes de pollution », sans oublier les insectes qui peuvent être considérés comme des vecteurs de ces maladies. Afin d’identifier et de lutter contre ces différentes maladies, il est nécessaire de faire un diagnostic en plein champ avec les étapes que nous allons présenter ci-dessous.
Les problèmes phytosanitaires peuvent être de natures différentes. Pour qu'un phytotechnicien arrive à faire un diagnostic en plein champ, il lui faut d'abord une démarche bien structurée. Il va falloir qu'il prenne en compte toutes les indices pour atteindre son but. Une démarche diagnostique complète comprend les étapes suivantes :
1.- Information préalable sur le champ
D’abord le phytotechnicien doit se documenter pour avoir des données sur le champ, à savoir des données pédoclimatiques actuelles et précédentes (la teneur en éléments nutritifs, les éléments majeurs, éléments secondaires et oligo-éléments, le ph), l’analyse du sol, le drainage, le vent, la température, la pluviométrie, la fertilisation, les pesticides appliqués durant la saison actuelle et précédente. Il lui faut aussi des informations sur la culture à savoir l’espèce cultivée, la variété et autres.
2.- Observation du champ
Après avoir collecté les données précédentes, le phytotechnicien étant sur le champ peut faire une observation phénomorphologique ou visuelle des plantes pour pouvoir identifier les anomalies chez les plantes ou encore les symptômes présentés par celle-ci. Pour aboutir à cela, le phytotechnicien doit bien observer toutes les parties des plantes (racines, feuilles, tiges). Il peut utiliser des matériels comme la loupe, une caméra numérique pour pouvoir mieux observer. À partir des observations, il peut dresser des hypothèses.
3.- Échantillonnage et tests au laboratoire au besoin
Après l’observation, le phytotechnicien peut prendre des échantillons sur le terrain pour aller au laboratoire si c’est nécessaire parce qu’il est important de prendre des échantillons au stade recommandé de la culture afin de faciliter l’interprétation des résultats, mais le plus important est d’échantillonner au moment où les symptômes sont observés. Le prélèvement d’échantillons dans les zones affectées ainsi que dans les zones témoins est très utile pour pouvoir les comparer. Il faut éviter tout contact de l’échantillon avec d’autres corps étrangers pouvant la contaminer. Il faut mettre l’échantillon dans un sac en plastique propre ou le mettre dans un récipient conservateur afin d’éviter que les résultats soient biaisés au laboratoire. En un mot il faut bien conditionner l’échantillon.
4.- Consultation de références et d’experts
Arrivé à ce stade, le phytotechnicien doit consulter des documents écrits par certains experts ou même aller chercher conseils auprès d’eux. Ce qui lui permettra de faire des analyses, des comparaisons entre les résultats trouvés lors de l’observation et ceux trouvés dans ces documents scientifiques.
5.- Diagnostic final et recommandations
Après avoir réalisé toutes ces étapes, il faut faire une conclusion, il faut bien analyser les résultats pour voir s’il n’y a pas de correction à faire avant d’émettre un diagnostic complet. De plus il faut suggérer des conseils ou proposer des solutions à ces différents problèmes phytosanitaires de rencontrés.
Conclusion
Les problèmes phytosanitaires nous sont préjudiciables, réduisent les rendements, réduisent les bénéfices des récoltes, ils sont nombreux au niveau des champs. En ce sens il est important de procéder aux différentes étapes citées en haut et d’utiliser certains outils comme : la pelle à jardin, un téléphone, une caméra numérique, une loupe, un contenant et un sac, une glacière, un couteau et un guide de dépistage car cela permettra au phytotechnicien de bien conduire le diagnostic en plein champ, formuler un hypothèse, de le confronter au laboratoire et d’identifier l’agent pathogène et au final procéder à la lutte appropriée pour résoudre le problème phytosanitaire observé.
Sources: Rap, www.agriresau.net
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